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 Des prostituées face à l'arbitraire policier 4/5

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MessageSujet: Des prostituées face à l'arbitraire policier 4/5   Mar 27 Fév - 16:49

La très grande majorité des prostituées expliquent qu’au moment de l’interpellation les agents de police exercent une pression sur leurs clients, afin qu’ils signent, chacun, un témoignage fantaisiste selon lequel la prostituée l’aurait racolé. L’une des prostituées interrogée lors de la visite du Bois de Boulogne dans la nuit du 11 au 12 avril 2006 indique que son « client » avait témoigné contre elle mais qu’elle s’était enfuie. Ce même témoignage aurait été utilisé dans une autre procédure diligentée le même soir contre une de ses amies.
Le menottage est quasi-systématique. Franci, du bois de Boulogne, déclare qu’elle a été menottée dans le dos lors de son interpellation au mois de novembre 2005 (audition du 1er mars 2006). De même, Caroline et Blandine, du bois de Vincennes, ont été menottées à plusieurs reprises lors de leur interpellation, parfois dans le dos (audition du 1er février 2006), ainsi qu’Angélique, du boulevard Soult (audition du 15 décembre 2005).

b) La répétition des interpellations
- Angélique, du boulevard Soult : 26 interpellations entre octobre et mi-décembre 2004 (audition du 15 décembre 2005).
- Christine, du bois de Boulogne : 3 garde à vue en 9 mois en 2005 (audition du 1er mars 2006) .
- Brigitte, du bois de Boulogne : depuis 2004, 5 à 6 garde à vue (audition du 1er mars 2006)
- Caroline, du bois de Vincennes : en 2 mois, 8 garde à vue (audition du 1er février 2006).
- Charlotte, du bois de Vincennes : 4 interpellations pour racolage (audition du 19 décembre 2005).
- Geneviève, du bois de Vincennes : 2 garde à vue en 2005 (audition du 18 janvier 2006).
- Véronique, du bois de Vincennes : 2 garde à vue en 2005, une à l’initiative de la brigade du commissariat du XIIe arrondissement, l’autre à l’initiative de l’USIT (audition du 8 février 2006).
- Sylvie, du bois de Vincennes : 2 garde à vue en 2006 (audition du 15 février 2006).
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- Alaska, du bois de Boulogne : depuis novembre 2005, 4 interpellations (audition du 1er mars 2006).
- Laetitia, du bois de Boulogne : 9 garde à vue depuis septembre 2005 (audition du 26 avril 2006).
- Lisbeth, du bois de Boulogne : 5 garde à vue (audition du 24 avril 2006).
- Marie, du bois de Boulogne : 4 garde à vue en deux ans (audition du 26 avril 2006)

c) La notification des droits
Alaska, du bois de Boulogne, mentionne le défaut de notification de ses droits au commissariat de la Porte de la Villette (interpellation d’octobre 2005 ; audition du 1er mars 2006).

d) Le défaut d’interprète
Franci, du bois de Boulogne, indique qu’elle n’a pas bénéficié d’un interprète lors des garde à vue, alors même qu’elle ne maîtrise pas la langue française (ce qui est constaté par la Commission nationale ; audition du 1er mars 2006).
Les membres de la Commission nationale, au bois de Boulogne la nuit du 11 au 12 avril 2006, ont recueilli deux témoignages de prostituées, selon lesquels les interprètes ne leur relisaient pas leur déposition, les invitant à signer pour qu’il soit mis un terme à leur garde à vue.

e) La fouille
Alaska, du bois de Boulogne, lors de sa garde à vue au commissariat de la Porte de la Villette, en octobre 2005, demande que la fouille soit opérée par une femme. Les agents de police refusent (audition du 1er mars 2006).
A plusieurs reprises, les prostituées disent avoir été déshabillées lors de la fouille :
Madeleine, du bois de Vincennes (auditions des 7 novembre et 30 novembre 2005), Charlotte, du bois de Vincennes (audition du 19 décembre 2005), Anna, du bois de Vincennes (audition du 19 décembre 2005), Geneviève, du bois de Vincennes (audition du 18 janvier 2006), Christine, du bois de Boulogne (audition du 18 janvier 2006), Nelly, du bois de Vincennes (audition du 18 février 2006), Lisbeth, du bois de Boulogne (trois fois par les agents de l’USIT ; audition du 24 avril 2006).
Les membres de la Commission nationale, au bois de Boulogne, dans la nuit du 11au 12 avril 2006, recueillent des témoignages concordants selon lesquels la fouille de sécurité impose un déshabillage complet. Une prostituée témoigne : « Je n’avais plus que mon string ; on m’a demandé de l’enlever ; que pouvais-je bien cacher dans ce bout de tissu ?»
Les Africaines (Anna, Rose, Charlotte et Régine) disent aussi que les policiers « s’attardent » sur leurs seins lors de la fouille.
En outre, plusieurs femmes de toute origine ont dit qu’à l’USIT leur sac était fouillé hors de leur présence.

f) La garde à vue et le placement en cellule
- Alaska, du bois de Boulogne, est placée en cellule avec trois hommes et deux transsexuelles en octobre 2005 (audition du 1er mars 2006).
- Sonia, du bois de Boulogne, a également été placée en cellule avec une dizaine d’hommes (audition du 14 mars 2006).
- Laetitia, du bois de Boulogne, a subi le même traitement (audition du 26 avril 2006).
- Sabrina, du bois de Boulogne, indique qu’au début de l’année 2004, en garde à vue, elle a été menottée pendant 12 heures (audition du 22 mars 2006).
- Evelyn, du bois de Vincennes, placée en garde à vue, a fait une crise de nerfs et avalé des cuillers. Les fonctionnaires de police ont refusé d’appeler un médecin et l’ont aussitôt libérée. Evelyn a alors appelé elle-même les secours, qui l’ont recueillie à la porte du commissariat (audition du 9 décembre 2005).
Par ailleurs, Christine, du bois de Vincennes fait part de traitements discriminatoires à l’encontre des prostituées d’origine africaine : « Quand j’ai été arrêtée, nous étions 3 blanches, seules dans une cage, les autres (6 à 7) étaient africaines ; elles étaient dans un plus petit réduit » (audition du 18 janvier 2006).

g) Les auditions
Alaska, du bois de Boulogne, rapporte les propos suivants lors de sa garde à vue du mois d’octobre 2005 au commissariat de la Porte de la Villette : « tu signes ou je te tape » (audition du 1er mars 2006).

1.2 Des traitements dégradants

Les injures :
Le dénommé « Fred », agent de police du commissariat du XIIe arrondissement, est l’agent le plus fréquemment cité pour son comportement injurieux.
L’agent de police, décrit comme ayant une tâche de naissance, paraît en revanche traiter correctement les prostituées (audition de Nelly et Christine, du bois de Vincennes, du 18 février 2006).
Selon les témoignages recueillis, les tutoiements sont systématiques.
Les injures ou réflexions vexatoires sont fréquentes. Elles expriment souvent le mépris à l’égard de l’activité de prostitution, de l’origine de la prostituée ou de son statut de transsexuelle. Les prostituées ont toutes exprimé l’humiliation et la colère provoquées par ces agissements. Le sentiment d’injustice est puissant. Elles indiquent qu’elles ne comprennent pas les raisons de ces injures et de ces mauvais traitements puisqu’elles ne sont pas des « criminelles », qu’elles respectent la loi.

a) En raison de l’activité exercée
- Julie, du bois de Vincennes, rapporte les propos d’un(e) agent du commissariat du XIIe arrondissement : « c’est dégueulasse ce rassemblement de dépravées » (audition du 16 novembre 2005).
- Sonia, du bois de Boulogne, témoigne qu’en fin d’année 2004, au commissariat du XVIe arrondissement, on lui a déclaré : « vous les putes, vous n’avez pas le droit d’avoir froid » (réponse à une plainte de l’intéressée ; audition du 14 mars 2006).
- Sabrina, du bois de Vincennes, retranscrit les propos tenus par Fred de la Brigade du commissariat du XIIe arrondissement : « J’en ai marre que tu te souilles », et ceux qui sont tenus par un autre agent de police de la brigade du même commissariat : « troupeau de dépravées » (audition du 9 décembre 2006).
- Véronique, du bois de Vincennes, fournit des exemples d’insultes : « bande de dépravées », « gros cul » (audition du 8 février 2006).
- Nelly, du bois de Vincennes, rapporte les propos de certains agents de police du commissariat du XIIe arrondissement à son encontre : « T’es qu’une vieille, arrête de tapiner » (audition du 18 février 2006).
- Charlotte, du bois de Vincennes, a été violée. Lorsqu’elle indique à des agents de police qui passaient à proximité qu’elle a été victime d’un viol, ils lui rétorquent :
« tu n’avais pas à être là ». Ces mêmes agents l’ont verbalisée un peu plus tard pour racolage et l’ont emmenée en garde à vue (audition du 19 décembre 2005).
- Madeleine, du bois de Vincennes, déclare que lorsqu’elle vient se promener au bois avec ses enfants ou sa sœur, les agents de police l’insultent et lui rappellent son statut de prostituée devant les membres de sa famille (audition des 7 et 30 novembre 2005).
- Caroline, du bois de Vincennes, s’est entendu dire : « ferme ta gueule, sale pute ».
b) En raison de la condition de transsexuelle
- Christine, du bois de Boulogne : « pauvre mec » (audition du 1er mars).
- Sonia, du bois de Boulogne, a été interpellée comme suit au commissariat de la Goutte d’Or : « Où est le travelo ? […] On ne sait jamais comment vous appeler. Vous êtes trop susceptibles. » (audition du 14 mars 2006).
- Gabriel, travesti du bois de Boulogne, indique qu’un agent de police lui a craché dessus, il y a quinze jours. Il précise que, souvent les agents de police lui lancent à la tête leur cannette vide pour marquer leur mépris (audition du 22 mars 2006).

c) En raison des origines
- Evelyn, du bois de Vincennes : « Vous grimpez aux arbres. On va vous jeter des bananes » (réponse à une demande présentée par une prostituée d’origine africaine qui réclamait un repas ; audition du 9 décembre 2006).
- Madeleine rapporte les propos d’un agent de police : « Tu peux pas aller faire ça chez toi ! » ; elle indique : « Je suis un déchet devant eux, je ne vaux rien… Je suis une bête pour eux. » (audition du 7 et 30 novembre 2005).
- Sabrina, du bois de Boulogne, indique qu’il lui était régulièrement suggéré par les agents de police de retourner dans son pays (audition du 22 mars 2006).
- Marine et Caroline, du bois de Vincennes, indiquent que les prostituées d’origine africaine sont plus souvent insultées que les autres (audition du 1er février 2006).

Les coups :
- Julie, du bois de Vincennes, décrit les agissements de Fred, agent de police du commissariat du XIIe arrondissement : « Il me prend par l’oreille pour traverser la rue » (audition du 16 novembre 2005).
- Laetitia, du bois de Boulogne, a été tirée par les cheveux lors d’une interpellation (audition du 26 avril 2006).
- Diamond, du bois de Boulogne, a reçu un coup de pied sur la tête, après avoir été poussée à terre, alors qu’elle tentait de se soustraire à une interpellation courant février 2006 (visite au Bois de Boulogne, nuit du 27 au 28 avril 2006).
- Isabelle, du bois de Boulogne, a été physiquement agressée par des agents de police qui l’ont jetée à terre, lui ont porté des coups de pied. Elle a eu le bras cassé à la suite de cette agression. Elle a porté plainte auprès de l’Inspection Générale des Services.

1.3 Les allégations de concussion
- Sabrina, du bois de Vincennes, rapporte les propos de Fred, agent du XIIe arrondissement qui a fouillé dans son sac mais ne s'est pas emparé de son argent :
« eh bien dis donc t’as de la chance de tomber sur des gars comme nous » (ce qui sous-entend, et confirmerait les propos de plusieurs prostituées, que certains agents de police ne sont pas aussi « scrupuleux » ; audition du 9 décembre 2005).
- Laetitia, du bois de Boulogne, indique que des agents de police lui ont pris 150 € lors d’une garde à vue en septembre 2005. Elle indique que seules les prostituées étrangères sont victimes de ce type d’agissements (audition du 26 avril 2006).
- Diamond, du bois de Boulogne, déclare qu’un agent de l’USIT lui a pris 250 € au mois de mars 2006. Elle affirme que seuls les étrangers sont victimes de ces agissements (visite au bois de Boulogne, nuit du 27 au 28 avril 2006).
- Claudia, du bois de Boulogne, indique également que des agents de police prennent son argent quand elle a plus de 100 € (visite au bois de Boulogne, nuit du 27 au 28 avril 2006).
- Lisbeth, du bois de Boulogne, indique que lors de sa première garde à vue à la suite d’une interpellation de l’USIT, il lui a été indiqué que si elle souhaitait récupérer son argent, elle devait écrire au procureur. Une autre fois, l’argent a été confisqué et elle a reçu une convocation en justice ; elle a cru comprendre que « l’argent était pour le juge ».
Les membres de la Commission nationale, au bois de Boulogne dans la nuit du 11 au 12 avril 2006, ont recueilli le témoignage d’une dizaine de prostituées faisant état de la disparition de l’argent qu’elles avaient sur elles au moment de l’interpellation (somme la plus faible : 40 € ; la plus élevée : 380 €).
Des Africaines disent également que des policiers ont gardé à plusieurs reprises des objets de valeur leur appartenant (sacs Chanel ou Vuitton, par exemple).

2) LES EFFETS DE CES COMPORTEMENTS

2.1 La paupérisation
Quelques illustrations de cette situation :
- Sabrina, du bois de Vincennes, explique : « tu vis pas, tu survis » (audition du 9 décembre 2005).- Christine, du bois de Vincennes, indique qu’elle a perdu environ 2/3 de ses revenus. Avant la loi de mars 2003, elle gagnait environ 300 € par jour. Aujourd’hui, elle perçoit environ 100 €, dont elle doit déduire le montant des PV (audition du 18 janvier 2006).
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